Doit-on sacrifier le mode de vie des petites gens pour répondre aux angoisses environnementales des urbains ?

Source [Contrepoints] : « Wauquiez est le candidat des gens qui fument des clopes et qui roulent au diesel ». C’est la phrase que Benjamin Griveaux, d’une fulgurante sincérité, avait lâchée lors d’une interview et qui avait fait grand bruit. Cette petite phrase prononcée par ce fils de notaire diplômé de Science Po Paris, illustre le mépris d’une certaine classe de responsables envers les « petites gens » qui ne rentrent plus dans le monde moderne, ouvert et « inclusif » tel qu’on voudrait le construire.

Les Français aisés des métropoles qui parlent anglais et qui bénéficient des « mobilités douces », vivent désormais dans un monde différent de celui des Français besogneux qui peuplent encore l’immense territoire national. Deux mondes qui ne se fréquentent plus et qui ne connaissent plus.

Ceux qui « fument des clopes et qui roulent au diésel » habitent souvent une maison héritée ou un pavillon loti loin des centres-villes. Ils se réunissent entre amis autour d’un barbecue et boivent le verre de vin ou de pastis pour partager le plaisir de l’amitié en regardant un match ou en refaisant leur monde. Le dimanche ils emmènent les jeunes à la chasse ou faire un tour de vélo alors qu’on prépare le déjeuner. L‘été, ils vont au camping et s’y rendent en voiture familiale, souvent diésel car c’est moins cher.

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